Les acouphènes ont des origines diverses
AU NIVEAU DU SYSTÈME AUDITIF: La présence de cérumen accolé au tympan, la presbyacousie, l'otospongiose, la maladie de Ménière, le neurinome de l’acoustique, l’otite chronique, le cholestéatome, la surdité brusque, la fracture du rocher...;
Il apparaît essentiellement dans la deuxième partie de la vie, après 60 ans. En effet, il accompagne souvent la perte auditive sur les hautes fréquences liée au vieillissement (presbyacousie), mais aussi la perte auditive liée à l'exposition au bruit d'origine professionnelle (toleries, chaudronnerie, filatures, orchestres....) ou durant les loisirs (chasse, tir, concerts et orchestres rock, baladeurs...). L'usage abusif des baladeurs et le non respect de la législation concernant les niveaux sonores dans les salles de spectacles (cinémas, salles de concerts, discothèques...) sont à l'origine du développement d'un vieillissement précoce de l'audition.
AU NIVEAU VASCULAIRE: les problèmes vasculaires (hypo débit, crase sanguine modifiée...) sont souvent incriminés dans la mesure où ils peuvent intervenir à tous les niveaux de la voie auditive périphérique et/ou centrale, sans méconnaître son implication sur le système nerveux en général.
AU NIVEAU MÉTABOLIQUE: Les problèmes de santé tels que le diabète, l'hypertension, l’augmentation du taux de cholestérol, de l’acide urique... Les désordres hormonaux oestro-progestatifs, thyroïdiens.
Quelques médicaments sont susceptibles de provoquer chez certaines personnes des acouphènes.
Les médicaments ototoxiques : Certains antibiotiques (surtout ceux de la classe des aminosides administrés par voie intra-veineuse au décours d'infections systémiques ou généralisées), les diurétiques, les médicaments anti-paludéen (contre le paludisme ou la malaria), les médicaments anti-cancéreux et certains analgésiques (salicylates comme l'aspirine) précisent dans leur fiche descriptive comme effet secondaire le risque de toxicité pour l'oreille.
L'alimentation peut avoir également une incidence sur les acouphènes, on retiendra : la consommation abusive de caféine, d'alcool, de drogues, de produits épicés, etc.
On notera aussi que les facteurs psychologiques (stress, anxiété, évènement affectif perturbant, dépression...) peuvent influencer, accentuer, voire révéler les acouphènes. Le dérangement causé par l'acouphène n'est pas nécessairement relié à son intensité mais plus à la perception ressentie par l'individu vis-à-vis de ce bruit indésirable et si tenace parfois.
La neuropsychologie nous enseigne que les stimulus sonores nouveaux ou associés à une expérience négative sont traités comme des sons signifiants et évoquent une réponse émotionnelle qui prépare l'organisme à une réaction de fuite ou d'affrontement la répétition de ces sons se traduit par un renforcement de leur perception et une résistance à leur suppression par d'autres stimulis.
Au contraire, la répétition de signaux neutres s'accompagne de la disparition progressive des réponses induites, ce qui correspond au phénomène d'habituation.
Le devenir d'un acouphène dépourvu de signification émotionnelle pour le sujet est donc l'habituation
L'hyperacousie est un dysfonctionnement de l'audition interne de l'organe qui perçoit ce son. L'individu n'a pas l'ouïe plus fine, mais perçoit les bruits beaucoup plus fort, ce qui force parfois ces malades à s'isoler pour fuir le bruit.
C'est une affection rare. Les personnes atteintes ont une audition parfaitement normale, mais leur niveau de tolérance aux sons est réduite face à certains sons ou niveaux sonores qui ne sont pourtant pas reconnus par d'autres comme spécialement forts ou désagréables. L'exposition à ces sons provoque chez les hyperacousiques des douleurs ou des acouphènes qui peuvent être intolérables et durer plus ou moins longtemps. Contrairement à une idée reçue, si un hyperacousique se force à s'exposer aux sons qui le font souffrir, au lieu de s'en protéger, son hyperacousie s'aggrave. Il existe des cas extrêmes.
Les Troubles de l'équilibre.
Les dysfonctions vestibulaires unilatérales ou bilatérales,la maladie de Ménière,l'ototoxicité à la gentamicine,le mal du débarquement,la neuronite vestibulaire ou la labirynthite font partie des causes des troubles de l'équilibre.
Le trouble de l'équilibre ou ce que l'on appelle le « syndrome cérébelleux » est ainsi causé par un endommagement du cervelet ou les parties qui contribuent également au contrôle de l'équilibre comme l'oreille interne. Plusieurs facteurs permettent par ailleurs de déceler un trouble de l'équilibre.
Information sur les acouphènes
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